A short inervention in the French newspaper ’20minutes’

Référendum en Grèce: Le camp du « oui » entre peur et rancœur

http://www.20minutes.fr/monde/1647147-20150707-referendum-grece-camp-oui-entre-peur-rancur

Des partisans du "oui"au référendum grec manifestent à Athènes le 3 juillet 2015

Des partisans du «oui»au référendum grec manifestent à Athènes le 3 juillet 2015 – IAKOVOS HATZISTAVROU AFP

De notre envoyée spéciale à Athènes (Grèce), Laure Cometti

« Le pire est à venir ». C’est très souvent en ces termes que le camp du « oui » envisage l’ère post-référendum, au lendemain de la consultation populaire sur le plan d’austérité des créanciers de la Grèce, largement rejeté par plus de 61 % des électeurs.

Si les partisans du « non » ont fait entendre leur joie dimanche soir, jusque tard dans la nuit, leurs adversaires ont accueilli les résultats en privé. A Athènes, le « oui » a passé la barre des 50 % dans onze municipalités (sur 48).
Grèce : Quelles sont les conséquences du « non » au référendum ?

Des larmes et de la peur

« J’ai très peur de ce qui va se passer dans les jours, les semaines à venir », souffle Anna, 55 ans, enseignante dans un lycée privé. Le soir des résultats, elle a passé un coup de fil à deux amies, elle aussi pour le « oui ». « On a pleuré au téléphone », raconte-t-elle. « Depuis samedi, quand Tsipras a annoncé qu’il y aurait un référendum, je ne dors plus ». En disant « non » à la troïka, les Grecs n’ont fait qu’aggraver leur cas, estime-t-elle, convaincue que les prochains accords concernant la dette et la réduction du déficit seront encore plus durs pour les Grecs. « On va le payer très cher ce référendum », prédit-elle, redoutant un « Grexident » accompagné d’un retour à la drachme. « Les jeunes n’ont connu que l’euro, ils ne savent pas ce qu’ils disent lorsqu’ils prônent l’abandon de l’euro ». Fvar

Comme Anna, de nombreux résidents de Psychiko sont très préoccupés par l’avenir du pays. Dans ce quartier cossu du Nord-est de la capitale, 71,6 % des électeurs ont voté « nai ».

« C’est lamentable, le résultat de ce scrutin prouve que la plupart des Grecs sont idiots ou fous », commente Kostas, 62 ans, propriétaire d’un restaurant. « Les gens sont irrationnels, ils fantasment Tsipras en héros, mais on va à la catastrophe », s’emporte-t-il.

« Une famille, ça a des avantages et des inconvénients. C’est pareil pour l’Europe. On n’a pas le droit d’emprunter les sous de nos voisins sans rembourser », lâche une passante en entendant la conversation.

Avec le non, « la mort n’en sera que plus douloureuse »

Gregoris, un enseignant de 57 ans, pense que les Grecs ont choisi « la mort la plus douloureuse. Voter « oui » n’est pas un choix facile, mais c’était la meilleure solution à long terme. Après la victoire du « non », je doute que nous trouvions un compromis avec les dirigeants européens », affirme-t-il.

Ces électeurs dépités ont eu au moins une bonne raison de se réjouir lundi matin, avec la démission du Ministre des Finances Yanis Varoufakis. « Un homme arrogant et irresponsable, bon débarras », dit Anna. Mais il faudrait former un gouvernement de coalition, insiste-t-elle, car «le parti Syriza a prouvé qu’il n’était pas capable de trouver une solution à cette crise». Quant au départ d’Antonis Samaras, qui a quitté ses fonctions de président du parti conservateur Nouvelle Démocratie, « c’est une bonne chose ». « C’est à cause de la droite que nous en sommes là aujourd’hui, elle n’a pas fait à temps les réformes nécessaires pour l’économie grecque ».

Division de classes ?

A Athènes, le « non » a remporté environ 55 % des suffrages, 6 points de moins que la moyenne nationale. A l’inverse, les régions rurales ont massivement voté « non ». Pour l’économiste Stavros Mavroudeas, le vote de dimanche a mis en lumière une division de classes sociales, opposant d’un côté la jeunesse dorée et les Grecs aisés, « qui n’ont pas ou peu morflé pendant la crise », et de l’autre « ceux qui n’ont plus rien à perdre » (chômeurs, retraités, groupes sociaux défavorisés). Ces derniers « n’ont rien à craindre d’une sortie de la zone euro », souligne ce professeur d’économie à l’Université de Thessalonique.

One response to “A short inervention in the French newspaper ’20minutes’

Σχολιάστε

Εισάγετε τα παρακάτω στοιχεία ή επιλέξτε ένα εικονίδιο για να συνδεθείτε:

Λογότυπο WordPress.com

Σχολιάζετε χρησιμοποιώντας τον λογαριασμό WordPress.com. Αποσύνδεση / Αλλαγή )

Φωτογραφία Twitter

Σχολιάζετε χρησιμοποιώντας τον λογαριασμό Twitter. Αποσύνδεση / Αλλαγή )

Φωτογραφία Facebook

Σχολιάζετε χρησιμοποιώντας τον λογαριασμό Facebook. Αποσύνδεση / Αλλαγή )

Φωτογραφία Google+

Σχολιάζετε χρησιμοποιώντας τον λογαριασμό Google+. Αποσύνδεση / Αλλαγή )

Σύνδεση με %s