An interview in the French newspaper ’20 MINUTES’

http://www.20minutes.fr/monde/1647343-20150707-grece-malgre-victoire-non-marge-manuvre-tsipras-tres-faible

 

INTERVIEW Le «non» grec ne résout pas le dilemme auquel le gouvernement d’Alexis Tsipras est confronté depuis des mois…

Grèce: «Malgré la victoire du non, la marge de manœuvre de Tsipras est très faible»

Alexis Tsipras s’exprimant le 5 juillet 2015 au soir, après l’annonce des résultats du référendum grec. – ANDREA BONETTI / PRIME MINISTER’S OFFICE / AFP

Propos recueillis par Laure Cometti

  • Publié le 07.07.2015 à 12:10
  • Mis à jour le 07.07.2015 à 12:10

Si les Grecs ont exprimé leur ras-le-bol de l’austérité lors du référendum dimanche, l’économiste Stavros Mavroudeas, professeur à l’Université de Macédoine, à Thessalonique, doute que ce résultat donne réellement les moyens au gouvernement grec d’obtenir un meilleur accord avec dirigeants européens.

Que peut-on retenir de cette large victoire du «non»?

Un tel résultat était inattendu, même pour ceux qui ont fait campagne pour le «oxi». Ces 61% montrent bien l’étendue du mécontentement des Grecs face à la politique dictée par l’Union européenne (UE) et les élites politico-économiques.

La victoire du «non» est portée par les classes populaires. La carte des résultats par circonscription est claire: les quartiers défavorisés ont massivement voté «non», contre l’austérité, tandis que la bourgeoisie a opté pour le «oui», pour rester dans la zone euro.

Ce vote est-il également un signe de défiance envers les élites du pays?

Le sentiment populaire a été malmené au cours de cette campagne, au-delà des pressions économiques. L’UE a fait ingérence et défié la souveraineté grecque, en menant une campagne éhontée pour le «oui», avec l’aide des partis précédemment au pouvoir, comme Nouvelle Démocratie [conservateur], To Potami [centre] ou Pasok [social-démocrate]. En outre, les médias privés et l’élite économique du pays se sont livrés à une forme de chantage. Les premiers ont mené une campagne pro-oui construite sur la peur du naufrage économique, tandis que les seconds ont exercé des pressions sur leurs employés, prédisant des licenciements massifs en cas de rejet des accords avec la troïka.

La démission du Ministre des Finances Yanis Varoufakis va-t-elle faciliter la poursuite des négociations?

Yanis Varoufakis est politiquement instable, maladroit, imprévisible et peu fiable. Il fait partie de la «gauche caviar». Son départ est donc le signe d’un compromis de la part d’Alexis Tsipras, qui va vraisemblablement essayer de négocier un mémorandum plus clément avec l’UE.

Quelle est la marge de manœuvre dont dispose le Premier ministre grec?

Le résultat de ce référendum constitue une défaite humiliante pour l’UE, qui va, je le crains, essayer d’amadouer Tsipras en lâchant du lest sur certains points tout en faisant pression sur lui, avec la menace d’étrangler le système bancaire et l’économie du pays. Face à ces signaux contradictoires, le gouvernement est en quelque sorte pris en otage entre la troïka, qui semble inflexible, et le peuple, dont les revendications sortent renforcées de ce scrutin. Je crois qu’Alexis Tsipras aura bien du mal à trouver un équilibre qui satisfasse les deux parties. Un scénario argentin n’est pas impossible, avec plusieurs gouvernements néolibéraux ou de centre gauche s’enchaînant au pouvoir, ouvrant une période d’instabilité politique.

 

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